La deuxième session du mémoire DEC n’est pas un échec définitif. Cependant, la plupart des candidats la vivent comme un choc. Après des mois de travail, un ajournement remet en question la méthode, la confiance, et parfois même la motivation à continuer. Pourtant, la grande majorité des candidats qui repassent en deuxième session obtiennent leur diplôme. Ainsi, cette page explique pourquoi le jury ajourne un mémoire, comment analyser objectivement ses retours, et comment reconstruire un mémoire solide sans repartir de zéro.

deuxième session mémoire DEC
réussir la deuxième session du mémoire DEC

Comprendre pourquoi un mémoire DEC est ajourné

Un ajournement en deuxième session de mémoire DEC résulte rarement d’un seul défaut majeur. En effet, le jury évalue un ensemble : la pertinence de la problématique, la rigueur de la méthode, la qualité de l’analyse, et la prestation orale. Ainsi, un mémoire peut être solide sur le fond et échouer sur la forme, ou inversement. C’est pourquoi la première étape après un ajournement n’est pas de tout réécrire, mais de comprendre précisément ce qui a posé problème.

Généralement, les motifs les plus fréquents concernent une problématique jugée trop descriptive, une partie pratique insuffisamment développée, ou une soutenance orale qui n’a pas su défendre les choix méthodologiques face aux questions du jury.

Analyser le rapport du jury sans le subir

Le rapport de soutenance et les observations du jury constituent votre feuille de route pour la deuxième session. Certes, il est tentant de le lire une fois, sous le coup de l’émotion, puis de le ranger. Or c’est une erreur : décortiquez ce document phrase par phrase, à froid, idéalement quelques jours après l’annonce du résultat.

Distinguer les remarques de fond et de forme

D’abord, classez chaque remarque du jury dans l’une de ces deux catégories : celles qui touchent au fond (problématique, méthodologie, analyse) et celles qui touchent à la forme (présentation, clarté, respect des normes). Ensuite, cette distinction oriente tout votre plan de travail pour la session suivante, car une faiblesse de fond demande une reprise en profondeur, alors qu’une faiblesse de forme se corrige rapidement.

Identifier ce qui a réellement fonctionné

Par ailleurs, un rapport de jury, même sévère, mentionne généralement des points positifs. Repérez-les avec autant d’attention que les critiques. En effet, ils indiquent les parties de votre travail à conserver telles quelles, ce qui vous évite de tout remettre en cause inutilement et vous fait gagner un temps précieux.

Reconstruire sans repartir de zéro

Repasser un mémoire DEC en deuxième session ne signifie pas recommencer un nouveau travail. En réalité, dans la majorité des cas, la structure générale, une partie de la revue de littérature et certains développements restent valables. L’enjeu est donc de cibler précisément les zones à retravailler.

Revoir la problématique si elle a été contestée

Si le jury a jugé la problématique trop large, trop théorique ou pas assez ancrée dans la pratique professionnelle, traitez ce point en priorité. Souvent, une problématique reformulée entraîne un ajustement du plan du mémoire, mais pas nécessairement sa réécriture intégrale.

Renforcer la partie pratique

C’est le point faible le plus souvent cité par les jurys. Ainsi, vous pouvez enrichir une partie empirique jugée insuffisante par des entretiens complémentaires, des données chiffrées plus précises, ou une mise en perspective plus fine avec le cadre théorique déjà rédigé.

Préparer différemment la soutenance orale

Un écrit correct ne suffit pas si la soutenance a révélé des difficultés à argumenter à l’oral. Ainsi, travaillez spécifiquement les questions du jury qui ont posé problème lors de la première tentative. Ensuite, entraînez-vous à défendre vos choix méthodologiques avec des arguments courts et directs plutôt que de longues explications.

Gérer l’aspect psychologique de la deuxième session

L’ajournement touche autant la méthode que la confiance. En effet, beaucoup de candidats abordent la deuxième session avec une appréhension qui nuit à leur travail, par peur de reproduire les mêmes erreurs. De plus, cette pression supplémentaire s’ajoute souvent à une activité professionnelle déjà chargée, ce qui complique encore la reprise du travail.

Pour sortir de cette spirale, fixez-vous un nouveau calendrier réaliste, avec des étapes courtes et vérifiables. Un regard extérieur aide aussi beaucoup, qu’il vienne d’un collègue, d’un ancien candidat ou d’un accompagnement structuré : il objective les corrections à apporter et évite de perdre du temps sur des points déjà validés par le jury.

Questions fréquentes sur la deuxième session du mémoire DEC

Combien de temps a-t-on pour repasser un mémoire DEC ajourné ?

Le délai dépend du calendrier des sessions fixé par le CSOEC, généralement une session par semestre. Ce délai, bien que resserré, reste suffisant si vous ciblez votre travail sur les points signalés par le jury plutôt que sur une réécriture complète.

Faut-il changer de sujet en cas d’ajournement ?

Rarement. En effet, un changement de sujet se justifie seulement si le jury a explicitement remis en cause sa pertinence ou sa faisabilité. Dans la plupart des cas, le sujet reste valable et seule la manière de le traiter doit évoluer.

Un ajournement pénalise-t-il l’obtention finale du diplôme ?

Non. Le diplôme obtenu en deuxième session a exactement la même valeur qu’un diplôme obtenu en première tentative. Le jury évalue le mémoire final, pas le nombre de sessions passées pour y parvenir.


Rebondir après un ajournement demande une méthode claire et un regard extérieur pour cibler efficacement le travail à mener. Si vous souhaitez être accompagné pour votre deuxième session, retrouvez Sandrine Zana sur Facebook et sur LinkedIn, ou consultez la page coaching mémoire DEC.

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