Rédiger son mémoire DEC en activité professionnelle, c’est la réalité de la quasi-totalité des candidats. La majorité des stagiaires DEC travaillent à temps plein en cabinet ou en entreprise tout en préparant leur mémoire. C’est un défi réel, mais pas insurmontable — à condition d’adopter la bonne organisation. Cette page vous donne des méthodes concrètes pour avancer sur votre mémoire DEC sans sacrifier votre vie professionnelle ni votre vie personnelle.

Mémoire DEC et activité professionnelle
Mémoire DEC et activité professionnelle

La réalité des candidats DEC qui travaillent à temps plein

Le mémoire DEC n’est pas conçu pour être rédigé à temps plein. Le cursus du Diplôme d’Expertise Comptable prévoit que les candidats exercent une activité professionnelle en parallèle. C’est même une condition d’accès : le stage DEC de 3 ans doit être effectué avant de soutenir le mémoire.

Pourtant, la difficulté est réelle. Entre les dossiers clients, les périodes de clôture, les formations continues et les responsabilités personnelles, le temps disponible pour le mémoire DEC et l’activité professionnelle semble toujours insuffisant. Beaucoup de candidats avancent par à-coups : une semaine très productive, puis trois semaines sans toucher au mémoire. Ce rythme irrégulier est souvent plus épuisant que s’il avait fallu travailler un peu chaque jour.

Si vous vous reconnaissez dans ce schéma, sachez que c’est la norme — et qu’il existe des façons d’en sortir.

Pourquoi votre activité professionnelle est une ressource, pas seulement un obstacle

Avant de parler d’organisation, il y a un changement de regard à opérer. Travailler en cabinet ou en entreprise pendant la rédaction de votre mémoire DEC n’est pas uniquement un frein. C’est aussi une source directe de matière pour votre travail.

  • Votre environnement professionnel est votre terrain d’étude : les situations que vous rencontrez au quotidien — une mission d’audit, un dossier de consolidation, une restructuration — peuvent nourrir votre partie pratique avec des données réelles et exclusives.
  • Vos collègues et supérieurs sont des interlocuteurs privilégiés : des entretiens informels avec un associé, un responsable financier ou un directeur juridique peuvent apporter une profondeur que vous n’auriez pas trouvée dans les livres.
  • Votre expertise se développe en temps réel : chaque dossier traité en parallèle de la rédaction affine votre compréhension du sujet. Il arrive souvent qu’une mission professionnelle débloque une réflexion qui stagnait sur le mémoire.

Cette vision du mémoire comme prolongement de votre activité professionnelle — plutôt que comme tâche supplémentaire déconnectée — change fondamentalement la façon dont vous pouvez l’aborder. Cela s’applique aussi au choix du sujet : un sujet ancré dans votre réalité de travail quotidien sera toujours plus facile à traiter et plus riche que un sujet théorique que vous avez choisi pour faire « bien ». En savoir plus sur le choix du sujet de mémoire DEC.

Les erreurs de timing qui mettent les candidats en difficulté
Les erreurs de timing qui mettent les candidats en difficulté

Comment organiser son temps pour avancer sur le mémoire DEC en travaillant

L’organisation est la clé. Voici les principes qui font la différence pour les candidats qui réussissent à avancer malgré leur activité professionnelle.

Principe 1 : fixer des créneaux hebdomadaires fixes, non négociables

Attendre d’avoir du temps libre pour avancer sur son mémoire DEC, c’est attendre indéfiniment. Le temps libre n’existe pas pour un professionnel en cabinet : il se crée. Bloquez 2 à 3 créneaux par semaine dans votre agenda, comme vous le feriez pour une réunion client. Ces créneaux doivent être courts (1h30 à 2h maximum) et suffisamment éloignés de vos périodes de forte charge pour rester tenables.

Principe 2 : travailler en sprints, pas en marathons

Les longues sessions de 5 ou 6 heures le week-end produisent rarement de bons résultats. La fatigue mentale accumulée pendant la semaine rend la concentration difficile. À l’inverse, des sessions courtes mais régulières (technique Pomodoro : 25 minutes de travail, 5 minutes de pause) permettent d’avancer plus efficacement, même quand vous êtes fatigué. L’essentiel est de ne jamais passer plus d’une semaine complète sans toucher au mémoire.

Principe 3 : décomposer le mémoire en micro-tâches

« Avancer sur le mémoire » n’est pas une tâche — c’est un projet. Chaque session de travail doit avoir un objectif précis et atteignable en 1h30 : rédiger l’introduction de la partie II, compléter la bibliographie sur les normes IFRS, relire et corriger les 10 premières pages. Cette approche par micro-tâches réduit la procrastination et donne un sentiment de progression régulier qui maintient la motivation.

Principe 4 : protéger les week-ends des deux ou trois premières semaines de chaque mois

Les périodes de clôture (fin de mois, fin de trimestre, période fiscale) sont des moments à ne pas toucher au mémoire. Ce serait contre-productif. En revanche, les deux ou trois premières semaines de chaque mois sont généralement plus calmes en cabinet. C’est là que vous devez concentrer vos efforts les plus intenses sur le mémoire. Pour comprendre comment planifier sur l’ensemble du projet, consultez notre guide sur le temps et planning mémoire DEC.

Les périodes stratégiques pour avancer sur son mémoire DEC

Certaines périodes de l’année sont naturellement plus favorables à un travail intensif sur votre mémoire DEC en activité. Apprenez à les identifier et à les planifier à l’avance.

  • L’été (juillet-août) : l’activité en cabinet ralentit souvent significativement. C’est la période idéale pour abattre une grande partie de la rédaction, notamment les développements qui demandent concentration et recherches.
  • La semaine entre Noël et le 1er janvier : souvent peu chargée professionnellement, c’est une semaine productive pour avancer sans pression.
  • Les congés épargnés : posez 2 ou 3 jours de congé stratégiques en dehors des périodes de clôture pour des sessions de travail intensif sur le mémoire. Ces « retraites d’écriture » sont souvent très efficaces.
  • Les vendredis après-midi : selon votre organisation interne, les vendredis en fin de journée peuvent être des moments plus calmes. Bloquez-les pour le mémoire quand c’est possible.
éviter l'épuisement
éviter l’épuisement

Comment éviter l’épuisement quand on mène les deux de front

L’épuisement est le principal risque quand on mène de front activité professionnelle et mémoire DEC. Plusieurs candidats s’arrêtent pendant des semaines — voire des mois — après une période d’intense surcharge, et peinent à reprendre. Voici comment l’éviter.

Accepter que le rythme varie

Il y aura des semaines à zéro. C’est normal. L’erreur est de culpabiliser et de vouloir rattraper le temps perdu en s’imposant un rythme encore plus intense la semaine suivante. Un mémoire DEC se construit sur 12 à 18 mois. L’endurance compte plus que l’intensité ponctuelle. Si vous vous sentez bloqué durablement, consultez notre analyse sur les vraies raisons du blocage sur le mémoire DEC.

Ne pas empiéter sur le sommeil et les temps de récupération

Travailler sur son mémoire DEC après 22h, quand la journée professionnelle a été chargée, produit en général du contenu de mauvaise qualité qu’il faudra réécrire. Mieux vaut se coucher et reprendre le lendemain matin, 30 minutes avant d’ouvrir ses mails professionnels. Le travail en début de journée, quand le cerveau est reposé, est souvent deux fois plus efficace.

Parler de votre projet à votre entourage professionnel proche

Votre associé, votre responsable ou vos collègues proches peuvent vous faciliter la tâche si vous les informez de votre projet. Certains cabinets accordent des aménagements d’emploi du temps ponctuels aux stagiaires DEC en période de rédaction. Ne supposez pas que ce n’est pas possible — demandez.

L’accompagnement comme accélérateur quand le temps est rare

Quand le temps manque, chaque heure consacrée au mémoire DEC doit être productive. C’est là que l’accompagnement fait toute la différence. Travailler seul sur son mémoire implique de tâtonner : choisir un angle, changer de direction, reprendre le plan, réécrire des parties entières. Avec un accompagnement adapté, vous avancez dans la bonne direction dès le départ.

Sandrine Zana, experte-comptable diplômée, accompagne des candidats DEC qui travaillent à temps plein. Elle connaît les contraintes du terrain parce qu’elle les a vécues. Son accompagnement s’adapte à votre disponibilité : échanges ponctuels, révisions ciblées, retours structurés qui vous permettent d’avancer même avec peu de temps. Découvrez les bénéfices d’un accompagnement personnalisé par une experte-comptable diplômée.

L’une des choses les plus fréquentes que l’on observe chez les candidats qui travaillent en parallèle : ils passent des heures sur des aspects du mémoire qui ne sont pas prioritaires (la mise en page, les annexes, les parties déjà bien avancées) et évitent les parties qui bloquent vraiment. Un accompagnement régulier vous recentre sur ce qui compte, à chaque session.

Foire aux questions — Mémoire DEC et activité professionnelle

Combien d’heures par semaine faut-il consacrer au mémoire DEC quand on travaille à temps plein ?

En moyenne, 5 à 8 heures par semaine en phase de rédaction active permettent d’avancer correctement. Ce rythme est difficile à maintenir en période de clôture, mais il est atteignable les semaines plus calmes. L’essentiel est la régularité : mieux vaut 5 heures chaque semaine que 20 heures une fois par mois.

Peut-on utiliser des situations vécues en cabinet dans son mémoire DEC ?

Oui, et c’est même conseillé — sous réserve du respect de la confidentialité des informations clients. Les cas pratiques issus de missions réelles apportent une valeur ajoutée que les exemples théoriques ne peuvent pas remplacer. Anonymisez systématiquement les données sensibles et vérifiez avec votre cabinet si une autorisation interne est nécessaire.

Que faire si mon employeur ne me soutient pas dans mon projet de mémoire DEC ?

C’est une situation délicate mais fréquente. Si votre cabinet ne facilite pas la démarche, l’essentiel est de séparer clairement votre temps professionnel de votre temps personnel de travail sur le mémoire. À long terme, un employeur qui n’accompagne pas ses stagiaires dans leur parcours DEC pose des questions sur les perspectives d’évolution. Cela peut aussi être l’occasion de réfléchir à votre situation.

Comment éviter de remettre le mémoire DEC à plus tard indéfiniment ?

La procrastination sur le mémoire DEC est quasi-universelle chez les candidats qui travaillent en parallèle. La solution la plus efficace est de rendre le projet concret et immédiat : fixer une date de soutenance cible, travailler avec un accompagnant qui vous demande des comptes, et diviser l’objectif en petites étapes atteignables à court terme. La procrastination touche souvent les candidats les plus compétents — et elle a des solutions concrètes.


Vous gérez votre activité professionnelle tout en essayant d’avancer sur votre mémoire DEC ? Vous n’êtes pas seul. Sandrine Zana accompagne des candidats dans exactement cette situation. Pour suivre ses conseils au quotidien, retrouvez-la sur Facebook et sur LinkedIn. Pour un accompagnement personnalisé, consultez la page coaching mémoire DEC.

Pour aller plus loin